Elle l’aimait au point de s’oublier
Elle l’aimait autant qu’elle s’aimait elle-même
On dirait qu’elle était folle
Peut-être, parce que oui elle l’aimait
Elle ne l’aimait pas simplement, elle l’aime exagérément
Et même quand il avait besoin d’espace
Elle ne pouvait s’empêcher d’être là
Elle l’aimait oui, mais elle l’aimait mal
Elle pensait futur quand lui ne pensait que demain
Elle pensait enfant quand il voulait chien
Elle se tuait pour avoir son attention
Il se plaisait à la voir mourir
Elle l’aimait oui mais elle l’aimait mal
Elle l’aimait au point de s’oublier
Quand il faisait de bêtises, c’est elle qui s’excusait, elle s’excusait de le voir tel qu’il était, un petit monstre qui s’amuse à faire souffrir…
Elle l’aimait oui
Mais elle l’aimait mal
Elle savait qu’elle se perdait
Elle savait qu’il n’y a aucune fierté à mourir pour une personne qui ne vit que pour soi
Elle savait que l’amour qui va dans un sens n’est qu’ harcèlement…
Elle savait qu’on ne parle pas vie à quelqu’un qui ne se limite qu’à vivre
Mais elle l’aimait,
Mal aimer , elle l’a fait ; elle l’a fait avec douceur et tendresse…
J’écris ce texte loin de mon lit et de ma cuisine parce qu’il me faut demander une seule chose :
Mal aimer, n’est-ce pas aimer vrai?





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